mardi 21 juillet 2015

A la découverte de la rhubarbe

Samedi, fin de matinée, dégustation de croissants sur notre terrasse. Avec l'Homme, on n'a rien de programmer pour les 48 h à venir. Cela s'appelle le week-end. Il me questionne sur mes envies. Elle se résume en trois points : câliner notre chat diablotin, avoir un nouveau coup de cœur livresque et promener ma fabuleuse nouvelle robe. Au final, un programme bien chargé.
Mais Lui trépigne. Pour preuve, ses jambes sautillent seules. Et là, il lâche les mots : sport, balade et cueillette. Balade/promenade, c'est du pareil au même me direz vous. Sauf que j'imagine les pavés parisiens et Lui pense forêt. Pour une fois que je veux être citadine, raté.
Un rapide calcul me fait pencher pour la cueillette. Il nous faut, dans tous les cas, faire des courses ; et l'Homme sera insupportable jusqu'à réalisation d'une activité.

Vers midi, direction la Ferme de Viltain. Notez que c'est très parisien d'aller cueillir des fruits et des légumes en pleine chaleur. Pour bien faire, il faut les ramasser à la fraîche. Notez aussi qu'on y va les mains presque dans les poches. C'est une chose qui m'étonne beaucoup : nous sommes deux êtres qui, séparément, bénéficions d'une organisation correcte ; mais, une fois réunis, nous faisons preuve d'une désorganisation rare.

Devant nos yeux, des champs immenses s'étendent. A nos épaules, des gens nous frôlent, beaucoup de gens. Une employée, semblable à une G.O de club de vacances, nous explique le principe. Il y a des parcelles, des panneaux et des drapeaux ; selon la couleur des drapeaux, la parcelle est ouverte ou fermée. L'Homme attrape une brouette, en route pour la découverte des parcelles. Malgré, les panneaux indicateurs, nos conversations se réduisent vite à :
« - Attends, elles sont où les fraises déjà ?
Et le drapeau orange ça veut dire qu'on peut ramasser ou non ? »

Bref. Après des débuts hésitants, nous nous dirigeons à la recherche des mûres. Elles se trouvent tout au fond du terrain, nous devons passer devant de nombreuses parcelles interdites d'accès, les gens se font rares. D'un coup, nous retrouvons de la compagnie mais les plantes que contient la parcelle ne ressemblent en rien à des mûriers. Curieux, l'Homme approche. « De la rhubarbe ! Viens, on en prend ! ». Moue sceptique, hésitations multiples. Dans un souci de diplomatie, je lâche « T'aimes ça, toi ? ». Le résultat de notre conversation nous apprend que ni l'un ni l'autre n'avons déjà goûté ce fruit, est-ce vraiment un fruit ?, nous ne savons pas non plus comment le cueillir et le préparer. Nouvelle moue sceptique, nouvelles hésitations multiples. Lui, enthousiaste comme un enfant à Disney m'explique que c'est absolument génial ! Je ne comprends pas bien pourquoi mais je finis par céder en me demandant comment je vais cuisiner ce truc. Car oui, c'est moi qui vais devoir m'y coller. Après un cours accéléré auprès d'une ramassante, -si, ce mot existe !-, nous cueillons quelques tiges de rhubarbe.
Revenu dans notre nid presque douillet, j'oublie volontairement la rhubarbe dans le frigo. Lundi après-midi, je décide de réaliser mon activité cuisine de la semaine. En fouillant le frigo, je retombe sur notre rhubarbe, je la sors, la regarde. Je réfléchis. A chaque fois que j'en entends parler c'est dans le cadre de tarte à la rhubarbe et fraise. Un œil jeté sur la Toile me confirme mes soupçons.
Il me reste de la pâte sablée maison, c'est parti pour des tartelettes.

Tartelettes compotée de rhubarbe, fraises et émietté de spéculos.

Pour 4 tartelettes, il vous faut :

300g de rhubarbe
100g de sucre
10 cl d'eau
quelques fraises
quelques spéculos
la pâte sablée maison

1/ Je lave et effiloche mes rhubarbes, puis je les coupe en tronçon d'environ 1 cm de largeur. Je mets la rhubarbe coupée dans une casserole, où j'ajoute le sucre et l'eau. Je laisse compoter pendant environ 30 minutes.
2/ Pendant ce temps, je dispose ma pâte sablée dans mes moules à tartelettes. J'ajoute du spéculos émietté, ainsi que des fraises coupés en morceaux. Pour finir, je couvre de compotée de rhubarbe.
3/ Je laisse cuire le tout pendant 30 minutes à 190 degrés.

Mon verdict sur la rhubarbe :

J'A-DO-RE ! Le goût à la fois sucré et acidulé de la rhubarbe est vraiment très agréable à déguster, -non, je n'ai pas mangé le fond de la casserole à la petite cuillère !. Il s'avère que c'est une plante, aux multiples variétés, qui est très utilisée en médecine. Pas vraiment un fruit, pas vraiment un légume. Mais très très bon !


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