Samedi, fin de matinée, dégustation
de croissants sur notre terrasse. Avec l'Homme, on n'a rien de
programmer pour les 48 h à venir. Cela
s'appelle le week-end. Il me questionne sur mes envies. Elle se
résume en trois points : câliner notre chat diablotin, avoir un
nouveau coup de cœur livresque et promener ma fabuleuse nouvelle
robe. Au final, un programme bien chargé.
Mais
Lui trépigne. Pour preuve, ses jambes sautillent seules. Et là, il
lâche les mots : sport, balade et cueillette. Balade/promenade,
c'est du pareil au même me direz vous. Sauf que j'imagine les pavés
parisiens et Lui pense forêt. Pour une fois que je veux être
citadine, raté.
Un
rapide calcul me fait pencher pour la cueillette. Il nous faut, dans
tous les cas, faire des courses ; et l'Homme sera insupportable
jusqu'à réalisation d'une activité.
Vers
midi, direction la Ferme de Viltain. Notez que c'est très parisien
d'aller cueillir des fruits et des légumes en pleine chaleur. Pour
bien faire, il faut les ramasser à la fraîche. Notez aussi qu'on y
va les mains presque dans les poches. C'est une chose qui m'étonne
beaucoup : nous sommes deux êtres qui, séparément, bénéficions
d'une organisation correcte ; mais, une fois réunis, nous faisons
preuve d'une désorganisation rare.
Devant
nos yeux, des champs immenses s'étendent. A nos épaules, des gens
nous frôlent, beaucoup de gens. Une employée, semblable à une G.O
de club de vacances, nous explique le principe. Il y a des parcelles,
des panneaux et des drapeaux ; selon la couleur des drapeaux, la
parcelle est ouverte ou fermée. L'Homme attrape une brouette, en
route pour la découverte des parcelles. Malgré, les panneaux
indicateurs, nos conversations se réduisent vite à :
« -
Attends, elles sont où les fraises déjà ?
Et le
drapeau orange ça veut dire qu'on peut ramasser ou non ? »
Bref.
Après des débuts hésitants, nous nous dirigeons à la recherche
des mûres. Elles se trouvent tout au fond du terrain, nous devons
passer devant de nombreuses parcelles interdites d'accès, les gens
se font rares. D'un coup, nous retrouvons de la compagnie mais les
plantes que contient la parcelle ne ressemblent en rien à des
mûriers. Curieux, l'Homme approche. « De la rhubarbe ! Viens,
on en prend ! ». Moue sceptique, hésitations multiples. Dans
un souci de diplomatie, je lâche « T'aimes ça, toi ? ».
Le résultat de notre conversation nous apprend que ni l'un ni
l'autre n'avons déjà goûté ce fruit, est-ce vraiment un fruit ?,
nous ne savons pas non plus comment le cueillir et le préparer.
Nouvelle moue sceptique, nouvelles hésitations multiples. Lui,
enthousiaste comme un enfant à Disney m'explique que c'est
absolument génial ! Je ne comprends pas bien pourquoi mais je finis
par céder en me demandant comment je vais cuisiner ce truc. Car oui,
c'est moi qui vais devoir m'y coller. Après un cours accéléré
auprès d'une ramassante, -si, ce mot existe !-, nous cueillons
quelques tiges de rhubarbe.
Revenu
dans notre nid presque douillet, j'oublie volontairement la rhubarbe
dans le frigo. Lundi après-midi, je décide de réaliser mon
activité cuisine de la semaine. En fouillant le frigo, je retombe
sur notre rhubarbe, je la sors, la regarde. Je réfléchis. A chaque
fois que j'en entends parler c'est dans le cadre de tarte à la
rhubarbe et fraise. Un œil jeté sur la Toile me confirme mes
soupçons.
Il me
reste de la pâte sablée maison, c'est parti pour des tartelettes.
Tartelettes
compotée de rhubarbe, fraises et émietté de spéculos.
Pour 4
tartelettes, il vous faut :
300g
de rhubarbe
100g
de sucre
10 cl
d'eau
quelques
fraises
quelques
spéculos
la
pâte sablée maison
1/ Je
lave et effiloche mes rhubarbes, puis je les coupe en tronçon
d'environ 1 cm de largeur. Je mets la rhubarbe coupée dans une
casserole, où j'ajoute le sucre et l'eau. Je laisse compoter pendant
environ 30 minutes.
2/
Pendant ce temps, je dispose ma pâte sablée dans mes moules à
tartelettes. J'ajoute du spéculos émietté, ainsi que des fraises
coupés en morceaux. Pour finir, je couvre de compotée de rhubarbe.
3/ Je
laisse cuire le tout pendant 30 minutes à 190 degrés.
Mon
verdict sur la rhubarbe :
J'A-DO-RE
! Le goût à la fois sucré et acidulé de la rhubarbe est vraiment
très agréable à déguster, -non, je n'ai pas mangé le fond de la
casserole à la petite cuillère !. Il s'avère que c'est une plante,
aux multiples variétés, qui est très utilisée en médecine. Pas
vraiment un fruit, pas vraiment un légume. Mais très très bon !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire