Aujourd'hui, j'inaugure une nouvelle
catégorie : la recette ratée.
Je vous entends hurler de rire d'ici et
vous questionnez : pourquoi elle fait ça ?
D'abord, parce que celui ou celle qui
cuisine rate. Ça arrive, c'est comme ça. On tente et on se loupe.
Parfois, c'est juste immangeable -merci Papa pour ton gâteau aux
pommes mémorable- ; parfois c'est juste décevant
mais pas horrible, un genre d'entre deux : entre le mauvais et le
passable. Le pire résultat possible !
Puis, parce que c'est exaspérant ces
blogs de cuisine avec des photos parfaites, des recettes géniales ; et
personne pour expliquer les 352 tentatives de recette et les 45
minutes de prises de photos.
Enfin, si quelqu'un -oui, toi là- se
dit « Non, je ne rate jamais rien en cuisine », je
rappelle que je parle ici d'essai de cuisine créative, et non juste
de cuisson de pâtes et d'absence totale de palais.
Note aussi que la
cuisson des pâtes est un art et que j'irai bien payer 35 euros mes
pâtes carbo au restaurant IDA de Denny Imbroisi, juste pour goûter
la saveur de vraies pâtes !
Voici l'histoire.
Hier fin d'après-midi, vers 19 heures,
avec Le Chat, on s'interroge sur quoi cuisiner. J'ouvre mon frigo et
voit ces 3 betteraves qui traînent dans le bac à légumes. Parfait
!
Les betteraves, j'adore !
Et Le Chat
aussi, mais lui c'est parce qu'il trouve que ça roule bien.
Les betteraves, j'adore surtout avec du
fromage frais, je mixe le tout, j'épice de poivre rose et je sers
dans des verrines, un délice !
Là, j'en ai 3 -et pas des petites- et
j'ai envie d'inventer. Mes betteraves, elles sont crues, je dois donc
les faire cuire. Je me dis « Tiens si on les mangeait chaudes
! ». « Miaouu », Le Chat a l'air d'approuver.
Poêlée ou gratin, mon esprit balance
un moment ; pour être précise : pendant les 25 minutes de cuisson
des betteraves à l'autocuiseur. Il faut savoir que ces derniers
temps, je suis en quête de la béchamel maison parfaite, donc je me
lance pour le gratin. Gratin de betteraves avec béchamel au chèvre
ou béchamel et chèvre, je tiens mon idée !
Je coupe mes betteraves, les
assaisonne. Je prépare ma béchamel -bien lisse, parfaite!-, mon
chèvre. Je jette le tout, artistiquement, dans mon plat à gratin. Je
suis fière, c'est super beau ce blanc cassé et ce rouge-rose vif.
Même Le Chat a envie de tremper une patte dans la palette.
Je mets à cuire.
Après 30 minutes de cuisson, je sors
mon plat et je flaire l'embrouille. Je le coupe et là ca-tas-trophe
!
La béchamel est devenue une sorte de préparation visqueuse ! Tout
se passe comme si j'avais versé un appareil à gâteau mi-cuit au
milieu de mes betteraves en me demandant lequel allait survivre.
A la dégustation, c'est pire que le
visuel ! Personne n'aime manger un truc pâteux. Le pire ? C'est que
c'est pas mauvais mais ce n'est pas bon. Je suis abattue,
déçue.
Il me fallait juste quelques instants
de réflexion de plus, et je me serais aperçue que les betteraves ne
se gorgent pas et rejettent du jus.
Conclusion, la prochaine fois je ferai
ce plat avec une simple crème de soja et je suis certaine qu'il sera
bien meilleur !
ah ah! je connais aussi ces déceptions ! c'est vrai que la cuisine c'est beaucoup de temps, et beaucoup d'expérience sur le tas !
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